Qu'est-ce que l'hyperactivité vésicale?

 

La Société internationale pour l'étude de la continence (ICS) reconnaît le syndrome de  l'hyperactivité vésicale comme un syndrome présentant des symptômes suggestifs du dysfonctionnement de l'appareil urinaire inférieur. On la définit précisément comme une « urgence mictionnelle, avec ou sans incontinence, habituellement fréquente et accompagnée de nycturie ».

 

L'hyperactivité vésicale est un trouble médical caractérisé par une envie soudaine et parfois inconfortable d'uriner. Il peut se manifester le jour ou la nuit, avec ou sans écoulement d'urine.

 

L'hyperactivité vésicale se manifeste lorsque le muscle lisse de la vessie, le détrusor, se contracte alors que la vessie n'est pas encore pleine. Lorsqu'il se contracte, ce muscle transmet un signal au cerveau, qui se traduit par un besoin urgent d'uriner.

 

Cette urgence occasionne parfois des visites plus fréquentes aux toilettes et, chez certaines personnes, des fuites urinaires involontaires. L'hyperactivité vésicale peut se révéler tout aussi frustrante qu'embarrassante. Chez les patients qui souffrent d'incontinence impérieuse (fuite involontaire d'urine accompagnée ou précédée d'une urgence mictionnelle), ces situations peuvent être stressantes et, parfois, décourageantes.

 

Quels sont les symptômes de l'hyperactivité vésicale? 

 

Le principal symptôme de l'hyperactivité vésicale est l'urgence mictionnelle.

 

Urgence mictionnelle : Besoin soudain d'uriner qui est, incontrôlable et difficile à retarder.

 

L'urgence mictionnelle est un besoin irrépressible d'uriner qu'il est souvent difficile d'ignorer ou de retarder. Les personnes souffrant d'hyperactivité vésicale se ruent souvent aux toilettes. Voici d'autres symptômes communs :

 

  • Fréquence mictionnelle : Besoin d'uriner plus souvent qu'à l'habitude pendant la journée.
  • Nycturie : Se réveiller plus de deux fois pendant la nuit pour uriner.
  • Incontinence impérieuse : Fuites urinaires involontaires.

 

Les écoulements urinaires causés par une activité physique, par le rire, par un éternuement, ou par la toux sont souvent confondus avec l'hyperactivité vésicale. Il s'agit en fait de l’ « incontinence à l'effort ».

 

Questionnaire

 

  Urinez-vous plus de 8 fois sur une période de 24 heures?

 

  Vous êtes-vous déjà rué aux toilettes en craignant de ne pas y arriver à temps?

 

Avez-vous déjà eu l'impression de perdre le contrôle de votre vessie?

 

Les symptômes vous occasionnent-ils de l'embarras?

 

Vous levez-vous souvent plus de deux fois par nuit pour uriner?

 

Sentez-vous parfois que vous perdez le contrôle de votre vessie?

 

Devez-vous limiter votre consommation d'eau et de liquide?

 

Si vous avez répondu « oui » à l'une ou l'autre de ces questions,
vous pourriez souffrir d'hyperactivité vésicale.

 

Comment l'hyperactivité vésicale est-elle diagnostiquée?

 

Votre médecin peut faire une première évaluation de vos symptômes, notamment en vous questionnant à propos de leurs effets sur votre vie quotidienne. Un interrogatoire concernant vos symptômes  et un examen physique et pelvien seront  entrepris. Ainsi, qu’une analyse d'urine et de sang, afin d'éliminer toute probabilité d'infection, de tumeur de vessie.

 

Dans l'hyperactivité vésicale, la vessie au lieu de se distendre tranquillement pendant la phase de remplissage, elle se met à pousser. La pression monte dans la vessie, le besoin d’uriner se fait ressentir brutalement de manière urgente. On parle d’urgenturie c'est à dire d'une envie urgente d’uriner sans pouvoir se retenir.

 

Même si le sphincter ne présente aucun déficit, la fuite peut se produire avant qu'on ait eu le temps de se rendre aux toilettes.

 

L'hyperactivité  qu'elle porte sur la vessie ou le sphincter peut être générée par n'importe quel phénomène d'irritation locale (de l'appareil vésico-sphinctérien comme une infection, une inflammation, un polype ou une obstruction) ou régionale (de l'utérus ou du rectum). C'est pourquoi il faut toujours faire un bilan.

 

Elle peut aussi être liée à une maladie neurologique. Mais, le plus souvent, on ne lui retrouve aucune cause spécifique. Il s'agit d'un petit déséquilibre d'un système très pointu et qui mérite simplement d'être reprogrammé ce qu’on appelle idiopathique.

Selon les situations, on peut être amené à demander une échographie urinaire ou un bilan urodynamique pour mieux cerner le problème.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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